Ockeghem | Saint-Martin

Ockeghem | Saint-Martin

Projet développé en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de la ville de Tours

Elaboré en partenariat avec la ville de Tours, le Cubiculum musicae Ockeghem | Saint-Martin souhaite faire découvrir le compositeur Johannes Ockeghem et son œuvre en lien avec son activité à la Basilique Saint-Martin de Tours.

L’expérience du Cubiculum musicae Ockeghem | Saint-Martin débute à l’extérieur de la structure à l’aide de panneaux présentant Johannes Ockeghem, sa vie dans les lieux martiniens de la ville de Tours et le rayonnement de sa musique. Ces panneaux permettent de préparer cette expérience émotionnelle et d’approfondir la compréhension de l’œuvre musicale présentée à l’intérieur de la Chambre de musique.
Entré dans la Chambre de musique, le visiteur est plongé dans la projection d’un documentaire qui explique la technique de composition du Kyrie de la messe De plus en plus d’Ockeghem et les allusions à l’antienne de saint Martin Dixerunt discipuli.

Après ce documentaire, le public pourra écouter en immersion ce même Kyrie, grâce à une diffusion sonore particulière et à une projection d’images tirées des enluminures tourangelles du quatrième quart du XVe siècle, c’est à dire de la même période de la composition musicale.

Le Cubiculum musicae Ockeghem | Saint-Martin présente deux découvertes scientifiques inédites :

  1. La première concerne la messe De plus en plus, ainsi nommée parce qu’Ockeghem utilisa comme élément créateur de la messe la mélodie du tenor de la chanson homonyme de Gilles Binchois, un compositeur lui aussi hainuyer, ami d’Ockeghem. Depuis longtemps, cette messe a été considérée comme un hommage à Binchois, mort en 1460. La nouvelle étude menée par Agostino Magro démontre que le choix de ce motif avait pour Ockeghem une fonction polysémique, car la mélodie du tenor cite également l’antienne pour saint Martin de Tours, Dixerunt discipuli. Cette étude nous permet de dater plus précisément la composition de la messe entre 1460 et 1461, au début donc de la carrière d’Ockeghem comme trésorier de la Basilique Saint-Martin de Tours.
  2. La deuxième inédite concerne une lettre provenant de Milan, datant de 1523. La restitution historique proposée par Camilla Cavicchi permet de démontrer qu’à la cour de Milan était connue – et peut-être présente dans une source musicale – une composition polyphonique d’Ockeghem à 36 voix. Ce motet évoqué à plusieurs reprises par les contemporains d’Ockeghem reste à nos jours une composition mythique, car la seule composition à 36 voix qui lui est attribuée, Deo gratias, ne semble pas présenter les caractéristiques propres de l’écriture musicale d’Ockeghem.

Téléchargez le Dossier de presse Cubiculum musicae Ockeghem| Saint-Martin

Du 8 octobre 2016 au 8 janvier 2017
Musée des Beaux-Arts
18 Place Sicard, 37000 Tours
Tous les jours de 9h à 18h sauf mardi et jours fériés
Accès libre

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